Le public du Marignan pourra découvrir La Belle Imprévue, une pièce de et avec Catherine Jandrain, les 11,12 et 14 avril.

Après une période d’interruption liée à la crise sanitaire, l’auteure et actrice carolo Catherine Jandrain revient sur la scène du Marignan avec sa première pièce, La Belle Imprévue. L’histoire met en scène un homme d’une cinquantaine d’années travaillant dans la finance, divorcé, qui veut réussir le suicide parfait. Tout semble prêt jusqu’à ce que sa voisine du dessus, une très jolie jeune femme de 25 ans, débarque dans son appartement afin d’échapper aux coups de son copain jaloux.  Se déroule alors un échange en huis-clos entre cet homme privilégié mais bien décidé à mourir et cette femme fissurée par la vie mais à la volonté étonnante de s’en sortir. 


« L’idée de départ m’est venue suite à mon arrivée à New-York en 2007. J’ai été frappée par le fait qu’il y avait énormément de gens dans le métro qui ne se regardaient jamais. J’étais assez seule, les réseaux sociaux n’en étaient qu’à leurs débuts et je n’avais pas de smartphone. Je suis partie du constat qu’un sourire peut parfois nous changer la vie », explique Catherine Jandrain.

©Marie-Hélène Tercafs

Une version américaine

Si le pitch de La Belle Imprévue peut faire penser à celui de L’emmerdeur, tiré d’une pièce de Francis Veber, il ne s’agit cependant pas d’un vaudeville mais plutôt d’une comédie aux accents dramatiques. « On est plus dans la réflexion et dans la première partie, il y a un certain partage qui traite plus de certaines problématiques », nuance l’auteure qui partage sa vie entre la Belgique et les Etats-Unis et a adapté sa pièce au public américain. « J’ai travaillé avec un Américain et une Anglaise pour mettre la pièce à la sauce américaine. Dans la traduction, il y a des blagues qui ne fonctionnaient pas. Leur humour est différent », dit-elle.

Cinq-cents actrices ont été auditionnées pour le premier rôle féminin américain et Catherine en a retenu soixante. La sélection se poursuit. La pièce sera présentée au Winterfest de New-York au printemps prochain. « J’ai pensé que c’était un bon moyen pour contacter les producteurs et pour que la pièce soit jouée. C’est mon seul but car je n’aime pas la compétition. En Belgique, je pense que je l’ai assez jouée pour que les directeurs de théâtre la connaissent. En France, ils ne la connaissent pas encore et ça serait intéressant de la présenter par exemple au Festival d’Avignon ».

En attendant, c’est avec un grand intérêt que nous irons applaudir l’actrice, entourée de Louise Rocco, Laurent Elmer Dauvillée et Martin Charlier au Marignan.

Réservation: 0478/45.94.13.

Chroniqueur : Thomas léodet Photographies : Marie-Hélène Tercafs